Guide indépendant · sources officielles · à jour en novembre 2026

Location à court terme à Montréal (Airbnb) : les règles en 2026

Résidence principale du 10 juin au 10 septembre, permis annuel, arrondissements exclus, CITQ et amendes : ce qui est permis, à la source officielle.

En bref

À Montréal, on ne peut louer à des touristes, pour 31 jours ou moins, que sa résidence principale, et seulement du 10 juin au 10 septembre, avec un permis d’exploitation municipal à demander chaque année (frais d’analyse de 350 $ plus taxes) en plus du numéro d’enregistrement de la CITQ (54 $ en 2026). C’est interdit à Lachine, Saint-Laurent et Saint-Léonard. Hors résidence principale, louer 31 jours ou moins toute l’année exige un certificat d’occupation et n’est permis que dans certains secteurs. Au Québec, exploiter sans enregistrement coûte de 2 500 $ à 25 000 $ d’amende à une personne.

Les règles à Montréal, en un coup d’œil

PointRègle
Qui peut louerVotre résidence principale ; un autre logement seulement comme résidence de tourisme, dans certains secteurs
Période permise (résidence principale)Du 10 juin au 10 septembre ; interdit en dehors de cette période
Permis municipalPermis d’exploitation à demander chaque année ; frais d’analyse de 350 $ plus taxes ; à afficher, visible de la rue
Arrondissements exclusLachine, Saint-Laurent et Saint-Léonard
Enregistrement provincialNuméro de la CITQ obligatoire, affiché dans l’annonce ; 54 $ en 2026
Toute l’année, hors résidence principaleCertificat d’occupation ; seulement dans les secteurs autorisés par la Ville

Règles vérifiées le 3 novembre 2026 sur montreal.ca, quebec.ca et citq.qc.ca. La Ville indique que la période de dépôt des demandes de permis est terminée et qu’on pourra en refaire une au début de 2027. Vérifiez toujours la source avant d’acheter ou de publier une annonce.

Louer sa résidence principale à Montréal : la marche à suivre

La Ville exige un permis d’exploitation renouvelé chaque année. Les frais d’analyse de la demande sont de 350 $ plus taxes, et le permis doit être imprimé et affiché « pour qu’il soit visible de la rue ». La location est autorisée du 10 juin au 10 septembre, pour un total de 31 jours ou moins pendant cette période, selon la page de la Ville ; en dehors, louer sa résidence principale à court terme est interdit.

Le permis municipal ne remplace pas l’enregistrement provincial : il faut aussi le numéro de la CITQ, affiché dans l’annonce.

Louer toute l’année : la résidence de tourisme

Pour offrir des séjours de 31 jours ou moins toute l’année dans un logement qui n’est pas votre résidence principale, il faut un certificat d’occupation, et « ce type de location n’est offert que dans certains secteurs de Montréal ». Selon l’arrondissement, l’usage doit en plus être autorisé par le conseil d’arrondissement (usage conditionnel) et une distance minimale peut être imposée entre deux résidences de tourisme. La Ville publie la liste des secteurs autorisés.

Les règles du Québec qui s’ajoutent à celles de la ville

Toute unité offerte à des touristes pour 31 jours ou moins doit être enregistrée auprès de la Corporation de l’industrie touristique du Québec (CITQ), et le numéro doit figurer distinctement dans l’annonce. Pour une résidence principale, le gouvernement demande deux documents prouvant que c’est bien votre résidence principale — « le lieu où vous demeurez habituellement et centralisez vos activités familiales et sociales » —, une assurance responsabilité d’au moins 2 000 000 $, une confirmation de zonage de la municipalité et, si vous êtes locataire ou en copropriété, l’autorisation du propriétaire ou du syndicat.

Les frais d’enregistrement d’un établissement de résidence principale sont de 54 $ depuis le 1er janvier 2026 (CITQ).

  • Exploiter sans enregistrement : de 2 500 $ à 25 000 $ d’amende pour une personne (de 5 000 $ à 50 000 $ dans les autres cas).
  • Ne pas indiquer distinctement le numéro d’enregistrement : de 1 000 $ à 10 000 $ (de 2 000 $ à 20 000 $).
  • Une plateforme qui diffuse une offre sans numéro d’enregistrement : de 5 000 $ à 50 000 $ (de 10 000 $ à 100 000 $).

Avant d’acheter un condo ou un plex pour Airbnb à Montréal

Le rendement d’un achat « pour Airbnb » repose entièrement sur le droit de louer : vérifiez le zonage de l’adresse exacte, la déclaration de copropriété (beaucoup interdisent la location à court terme) et votre assurance. Depuis le 1er janvier 2024, le gouvernement fédéral refuse la déduction des dépenses d’une location à court terme qui ne respecte pas les règles provinciales ou municipales.

Ce qu’un professionnel vérifie avant d’acheter pour louer à Montréal

Les règles ci-dessus disent ce que la Ville permet en général. La vraie question, avant une offre, est plus précise : ce logement-là peut-il être loué à court terme, et le projet tient-il sans ce revenu ? Quatre professionnels y répondent, chacun sur son terrain.

  • Le courtier immobilier vérifie le zonage de l’adresse précise et, en copropriété, ce que permet la déclaration, avant que vous fassiez une offre.
  • Le courtier hypothécaire vérifie si le prêteur accepte de financer un logement loué à court terme et s’il comptera ces revenus pour vous qualifier : un prêteur peut refuser de les compter.
  • Le notaire vérifie, avant la signature, les restrictions inscrites qui pourraient interdire la location.
  • L’évaluateur agréé établit la valeur du logement sans tenir pour acquis un revenu de location à court terme que les règles pourraient interdire.

Les règles dans les autres villes

Comparez avec Québec · Toronto · Ottawa · Vancouver · Calgary, ou voyez les règles par province au Canada.

Questions fréquentes

Peut-on louer son logement sur Airbnb à Montréal ?

Seulement sa résidence principale, du 10 juin au 10 septembre, avec un permis d’exploitation municipal demandé chaque année (frais d’analyse de 350 $ plus taxes) et un numéro d’enregistrement de la CITQ affiché dans l’annonce. C’est interdit à Lachine, Saint-Laurent et Saint-Léonard.

Peut-on louer à court terme toute l’année à Montréal ?

Pas sa résidence principale. Un logement exploité comme résidence de tourisme toute l’année exige un certificat d’occupation et n’est permis que dans certains secteurs de Montréal, listés par la Ville.

Combien coûte le permis de location à court terme à Montréal ?

La Ville facture des frais d’analyse de 350 $ plus taxes pour la demande de permis d’exploitation, à refaire chaque année. L’enregistrement à la CITQ coûte en plus 54 $ en 2026 pour une résidence principale.

Quelle est l’amende pour un Airbnb sans enregistrement au Québec ?

De 2 500 $ à 25 000 $ pour une personne qui exploite sans enregistrement, et de 1 000 $ à 10 000 $ si le numéro n’est pas affiché distinctement dans l’annonce, selon le gouvernement du Québec.

Sources

À lire aussi — nos dossiers de données

Acheter pour louer à Montréal ?

Un courtier immobilier qui connaît le secteur sait ce que le zonage et la copropriété permettent. Payotte en nomme un seul, vérifié, par secteur.

Trouver un courtier immobilier vérifié