Au Canada, le permis (ou la licence) d'un professionnel de l'immobilier se vérifie gratuitement sur le registre public de son régulateur provincial : OACIQ pour le courtage immobilier au Québec — où l'on parle de « permis » —, AMF pour le courtage hypothécaire, RECO en Ontario, RECA en Alberta, BCFSA en Colombie-Britannique, et ainsi de suite. Attention : l'inspecteur en bâtiment n'a de permis obligatoire qu'en Colombie-Britannique, en Alberta et — dès le 1ᵉʳ octobre 2027 — au Québec ; l'évaluateur relève d'un ordre (OEAQ) au Québec et d'une désignation d'association (AIC) ailleurs. Voici, profession par profession et province par province, le registre officiel et comment l'utiliser.
Pourquoi vérifier — et pourquoi « détient un permis » ne veut pas dire « compétent »
Un permis est un plancher, pas une garantie. Il atteste qu'une personne a rempli les conditions légales pour exercer — formation, examen, assurance responsabilité, absence d'empêchement — et qu'elle relève d'un régulateur qui peut la discipliner, voire lui retirer le droit d'exercer. C'est nécessaire, mais ce n'est pas suffisant : un permis ne dit rien de l'expérience, du nombre de transactions conclues ni de la qualité du service. Vérifier le permis, c'est éliminer le pire — l'imposteur, le professionnel radié, l'usurpateur de titre ; choisir le meilleur demande davantage. La vérification prend deux minutes et ne coûte rien. C'est le réflexe qui, chaque année, évite à des acheteurs et des vendeurs de confier la plus grosse transaction de leur vie à quelqu'un qui n'a pas le droit de la faire — ou qui l'a perdu. Ce guide couvre les cinq professions qui interviennent dans une transaction immobilière — courtier immobilier, courtier hypothécaire, notaire ou avocat, inspecteur en bâtiment, évaluateur — chacune avec son régulateur et son registre officiel, province par province. Concrètement, chaque profession joue un rôle distinct et engage une responsabilité différente : le courtier immobilier vous représente à la négociation, le courtier hypothécaire monte votre financement, le notaire ou l'avocat sécurise le transfert de propriété et les fonds, l'inspecteur documente l'état du bâtiment, l'évaluateur en établit la valeur. Vérifier chacun au bon registre, c'est s'assurer que la personne à qui vous confiez une pièce du dossier a le droit — et la couverture d'assurance — de la tenir.
Comment lire un registre — 4 étapes
- Identifiez le bon régulateur : il dépend de la profession et de la province (le tableau ci-dessous vous le donne).
- Ouvrez son registre public et cherchez par nom ou numéro de permis.
- Confirmez que le statut est actif — ni suspendu ni révoqué — et lisez l'historique disciplinaire s'il est affiché.
- Recoupez l'identité (adresse, numéro, agence) pour écarter les homonymes : un même nom peut désigner deux personnes.
Un statut « suspendu » ou « révoqué » interdit d'exercer.
Le courtage hypothécaire au Québec relève de l'AMF depuis le 1er mai 2020 — plus de l'OACIQ. De nombreux sites donnent encore cette information fausse. L'OACIQ ne régit que le courtage immobilier.
Courtiers immobiliers
Courtiers immobiliers experts vérifiés →C'est la seule des cinq professions où le permis est obligatoire dans les dix provinces : personne ne peut représenter un acheteur ou un vendeur contre rémunération sans être titulaire. Au Québec on parle de « permis » (OACIQ) ; ailleurs, de « licence » ou de « registration ». Un permis peut être de courtier (broker) ou de représentant (salesperson) — les deux sont légitimes, avec des responsabilités différentes. Deux réflexes : cherchez la personne, pas seulement l'agence ; et ne confondez pas le permis avec la marque « Realtor® », qui n'est qu'une adhésion à une chambre immobilière, pas un titre délivré par l'État. Comment lire le registre : cherchez la personne par nom ou numéro, confirmez le statut actif, et repérez son rattachement à une agence — le permis d'agence et le permis individuel sont distincts. Méfiez-vous des noms d'équipe et des noms commerciaux : ils ne remplacent pas le permis d'un individu identifiable. Un statut « en attente », « expiré » ou « suspendu » n'autorise pas à représenter un client ; seul un statut « actif » le permet.
| Province | Régulateur | Registre | Vérifier |
|---|---|---|---|
| Québec | OACIQ | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Ontario | RECO | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Alberta | RECA | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Colombie-Britannique | BCFSA | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Manitoba | MREA | Obligatoire | Via le régulateur provincial |
| Nouvelle-Écosse | NSREC | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Saskatchewan | SREC | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Terre-Neuve-et-Labrador | Service NL | Obligatoire | Via le régulateur provincial |
| Île-du-Prince-Édouard | Insurance and Real Estate (PEI) | Obligatoire | Via le régulateur provincial |
Courtiers hypothécaires
Courtiers hypothécaires experts vérifiés →Le courtier hypothécaire est encadré partout, mais rarement par le même organisme que l'immobilier. Au Québec, c'est l'AMF depuis le 1er mai 2020 (et non l'OACIQ — voir l'encadré) ; en Ontario, la FSRA ; en Alberta, la RECA ; en Colombie-Britannique, la BCFSA. Vérifiez à la fois le permis de la personne et le cabinet auquel elle est rattachée. Rappel utile : un prêteur (votre banque) n'est pas un courtier — le courtier hypothécaire magasine votre dossier auprès de plusieurs prêteurs, et son permis l'y autorise. En Ontario, notez qu'il existe deux niveaux — agent et courtier (broker) — et que les prêts privés font l'objet d'une surveillance accrue de la FSRA depuis 2024. Confirmez toujours que le permis correspond à la personne qui vous conseille, pas seulement au cabinet dont elle porte l'enseigne.
| Province | Régulateur | Registre | Vérifier |
|---|---|---|---|
| Québec | AMF | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Ontario | FSRA | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Alberta | RECA | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Colombie-Britannique | BCFSA | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Manitoba | MFSA | Obligatoire | Via le régulateur provincial |
| Nouvelle-Écosse | — | Variable | Via le régulateur provincial |
| Saskatchewan | FCAA | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Terre-Neuve-et-Labrador | Service NL | Obligatoire | Via le régulateur provincial |
| Île-du-Prince-Édouard | Insurance and Real Estate (PEI) | Obligatoire | Via le régulateur provincial |
Inspecteurs en bâtiment
Inspecteurs en bâtiment experts vérifiés →| Province | Régulateur | Registre | Vérifier |
|---|---|---|---|
| Québec | AIBQ | Volontaire | Registre officiel ↗ |
| Ontario | OAHI | Volontaire | Registre officiel ↗ |
| Alberta | Service Alberta | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Colombie-Britannique | Consumer Protection BC | Obligatoire | Registre officiel ↗ |
| Manitoba | — | Variable | Via le régulateur provincial |
| Nouvelle-Écosse | — | Variable | Via le régulateur provincial |
| Saskatchewan | — | Variable | Via le régulateur provincial |
| Terre-Neuve-et-Labrador | — | Variable | Via le régulateur provincial |
| Île-du-Prince-Édouard | Non réglementé | Volontaire | Via le régulateur provincial |
Notaires et avocats
Notaires et avocats experts vérifiés →La transaction se conclut chez un juriste. Au Québec, c'est le notaire (encadré par la Chambre des notaires du Québec) qui rédige l'acte de vente et gère les fonds en fidéicommis ; « notaire » y est un titre réservé, distinct de l'avocat. Ailleurs au Canada, c'est un real estate lawyer inscrit à la Law Society de sa province ; en Colombie-Britannique, un notary public (Society of Notaries Public of BC) peut aussi faire le conveyancing. Chaque ordre ou barreau publie un annuaire public « membre en règle » pour confirmer l'inscription. Le juriste détient aussi votre argent en fidéicommis le temps de la transaction — un compte encadré et vérifiable par l'ordre. C'est une raison de plus de confirmer l'inscription avant de virer une mise de fonds : en cas de doute, l'annuaire officiel tranche en quelques secondes.
| Province | Régulateur | Registre | Vérifier |
|---|---|---|---|
| Québec | CNQ | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Ontario | Law Society ON | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Alberta | Law Society AB | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Colombie-Britannique | Law Society BC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Manitoba | Law Society MB | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Nouvelle-Écosse | Law Society NS | Ordre prof. | Via le régulateur provincial |
| Saskatchewan | Law Society SK | Ordre prof. | Via le régulateur provincial |
| Terre-Neuve-et-Labrador | Law Society NL | Ordre prof. | Via le régulateur provincial |
| Île-du-Prince-Édouard | Law Society of PEI | Ordre prof. | Via le régulateur provincial |
Évaluateurs agréés
Évaluateurs agréés experts vérifiés →| Province | Régulateur | Registre | Vérifier |
|---|---|---|---|
| Québec | OEAQ | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Ontario | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Alberta | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Colombie-Britannique | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Manitoba | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Nouvelle-Écosse | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Saskatchewan | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Terre-Neuve-et-Labrador | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
| Île-du-Prince-Édouard | AIC | Ordre prof. | Registre officiel ↗ |
Combien de professionnels par province ?
Le nombre de titulaires de permis, là où les régulateurs le publient — un repère de la taille du bassin que vous vérifiez.
| Profession | Province | Nombre | Régulateur |
|---|---|---|---|
| Courtiers et représentants immobiliers | Ontario | 103 381 | RECO (2022) |
| Courtage hypothécaire (professionnels) | Ontario | ~18 000 | FSRA (2024) |
| Titulaires de permis immobilier | Colombie-Britannique | 29 441 | BCFSA (2023) |
| Titulaires de permis (tous secteurs) | Alberta | 20 000+ | RECA (2024) |
| Notaires | Québec | ~3 900 | CNQ (2025) |
Le permis, province par province
Le régulateur change selon la province — et parfois selon la profession dans une même province. Le portrait synthétique des huit provinces où Payotte est présent.
- Québec — le plus encadré du CanadaCourtage immobilier : OACIQ (on y dit « permis »). Courtage hypothécaire : AMF (depuis le 1ᵉʳ mai 2020). Transactions : notaire, encadré par la Chambre des notaires du Québec. Évaluation : OEAQ, titre réservé « évaluateur agréé ». Inspection : certificat RBQ obligatoire dès le 1ᵉʳ octobre 2027. Cinq professions, cinq encadrements distincts.
- Ontario — RECO et FSRACourtage immobilier : RECO, sous la Trust in Real Estate Services Act (TRESA), qui régule plus de 110 000 inscrits ; dépôts financiers obligatoires pour les agences dès le 1ᵉʳ octobre 2026. Courtage hypothécaire : FSRA. Juristes : Law Society of Ontario. Inspecteurs : aucun permis (la loi de 2017 n'a jamais été mise en vigueur).
- Colombie-Britannique — la BCFSA à double casquetteLa BCFSA régule à la fois le courtage immobilier et hypothécaire ; le Mortgage Brokers Act devient le Mortgage Services Act le 13 octobre 2026. Inspecteurs : permis obligatoire (Consumer Protection BC). Transactions : avocat (Law Society of BC) ou notary public (Society of Notaries Public of BC).
- Alberta — RECA pour deux métiersLa RECA régule le courtage immobilier ET hypothécaire. Inspecteurs : permis obligatoire (Service Alberta). Évaluateurs : désignation AIC — l'obligation de permis RECA a été retirée. Juristes : Law Society of Alberta.
- Manitoba — la Commission des valeurs mobilièresLe courtage immobilier relève de la Manitoba Securities Commission depuis la Real Estate Services Act (2022) ; elle encadre aussi le courtage hypothécaire.
- Saskatchewan — SREC et FCAACourtage immobilier : Saskatchewan Real Estate Commission (SREC). Courtage hypothécaire : Financial and Consumer Affairs Authority (FCAA).
- Nouvelle-Écosse — NSRECCourtage immobilier : Nova Scotia Real Estate Commission. Courtage hypothécaire : Service Nova Scotia. Juristes : Nova Scotia Barristers' Society.
- Nouveau-Brunswick — FCNBLe courtage immobilier est co-régulé par la New Brunswick Real Estate Association (NBREA) et la Financial and Consumer Services Commission (FCNB), qui encadre aussi le courtage hypothécaire.
Ce qui change en 2026-2027
Trois évolutions réglementaires récentes, vérifiées à la source — utiles à connaître avant de vous engager.
- Ontario — dépôts financiers obligatoires (1ᵉʳ oct. 2026)Après l'effondrement de la maison de courtage iPro Realty, la RECO impose désormais aux agences un dépôt financier annuel, pour mieux protéger les fonds en fidéicommis des clients.
- Colombie-Britannique — nouvelle loi hypothécaire (13 oct. 2026)Le Mortgage Brokers Act est remplacé par le Mortgage Services Act (MSA), qui modernise l'encadrement des courtiers hypothécaires sous la BCFSA.
- Québec — certificat RBQ des inspecteurs (1ᵉʳ oct. 2027)Tout inspecteur réalisant une inspection préachat devra détenir un certificat de la Régie du bâtiment du Québec — le premier titre d'État du métier au Québec (voir plus bas).
Inspecteurs en bâtiment : le piège du « permis » qui n'existe pas partout
Les inspecteurs en bâtiment font exception. La Colombie-Britannique (Consumer Protection BC) et l'Alberta (Service Alberta) exigent un permis obligatoire, vérifiable au registre. Le Québec vient de basculer : le Règlement sur l'encadrement des inspecteurs en bâtiments d'habitation (REIBH) est en vigueur depuis le 1er octobre 2024 et, à partir du 1er octobre 2027, tout inspecteur qui réalise une inspection en vue d'une transaction devra détenir un certificat de la Régie du bâtiment du Québec (RBQ). La période transitoire court jusqu'au 2 août 2027, mais le certificat se délivre déjà : un inspecteur peut l'avoir aujourd'hui — et c'est, d'ici là, le seul titre d'État du métier au Québec, l'AIBQ demeurant une association volontaire. Ailleurs, il n'y a pas de licence provinciale obligatoire : l'OAHI (Ontario) est également volontaire, et la Home Inspection Act ontarienne de 2017 a bien été adoptée mais jamais mise en vigueur — n'importe qui peut s'y dire inspecteur. À défaut de registre obligatoire, vérifiez l'assurance responsabilité, l'appartenance à une association reconnue (AIBQ, CAHPI, InterNACHI) et les avis — exactement ce que le score Payotte intègre. Là où le permis existe, la vérification est directe : la Colombie-Britannique invite explicitement le public à confirmer le permis d'un inspecteur sur le site de Consumer Protection BC, et l'Alberta publie un outil « Find a Licensed Business » (Service Alberta). Au Québec, d'ici 2027, cherchez le certificat RBQ et son numéro : ce sera le seul titre d'État du métier.
Évaluateurs : les désignations de l'AIC (AACI, CRA) et l'ordre du Québec
Les évaluateurs immobiliers ne sont pas encadrés par un régulateur d'État dans la plupart des provinces — le Québec fait exception avec l'Ordre des évaluateurs agréés du Québec (OEAQ), où le titre d'« évaluateur agréé » (é.a.) est réservé par le Code des professions. Ailleurs, le titre à vérifier est la désignation de l'Institut canadien des évaluateurs (AIC). Deux désignations existent : AACI (Accredited Appraiser Canadian Institute), sans limite de valeur ni de type de bien, et CRA (Canadian Residential Appraiser), pour le résidentiel de quatre logements ou moins ; les deux portent la mention P.App (évaluateur professionnel). On la vérifie gratuitement dans l'annuaire public « Find an Appraiser » de l'AIC (aicanada.ca) — un annuaire d'association, librement consultable, contrairement aux registres de régulateurs. Note utile : l'Alberta a retiré l'obligation pour les évaluateurs membres de l'AIC d'être titulaires d'un permis de la RECA — l'adhésion à l'AIC en règle suffit désormais. Un nom de firme en « … Appraisals » ne prouve rien : cherchez la personne et sa désignation.
Cinq pièges qui trompent le public
- Le titre revendiqué mais fauxSe dire « inspecteur agréé » ou « évaluateur » ne crée pas le titre. Vérifiez la source, pas l'affirmation — surtout là où aucun permis n'est obligatoire.
- Association ≠ régulateurAppartenir à une association (AIBQ, OAHI, une chambre immobilière) n'est pas un permis. Une association fixe des standards volontaires ; seul un régulateur d'État délivre — et retire — le droit d'exercer.
- La profession sans permis obligatoireDans plusieurs provinces, l'inspecteur en bâtiment (et l'évaluateur hors Québec) n'a aucun permis d'État à détenir. « Pas de permis » n'y est pas un drapeau rouge — mais l'assurance, l'adhésion reconnue et les avis, oui.
- L'homonymeLe registre de l'OACIQ compte, par exemple, deux Catherine Labrecque : sans recouper l'adresse, on vérifie la mauvaise personne. Confirmez toujours par un second élément.
- Le site tiers périméBeaucoup de pages affirment encore que « l'OACIQ régule les courtiers hypothécaires » — faux depuis 2020. Fiez-vous au registre officiel du régulateur, jamais à un annuaire commercial recopié.
Permis, licence, désignation, adhésion : le lexique qui évite les pièges
Les mots ne sont pas interchangeables. Comprendre lequel s'applique à qui, c'est déjà savoir quoi vérifier.
- Permis / licence
- Autorisation d'exercer délivrée par un régulateur d'État. Obligatoire, encadrée, et retirable en cas de faute. C'est le seul document qui rend l'exercice légal là où il est exigé.
- Inscription (registration)
- L'équivalent anglophone du permis dans plusieurs provinces — même portée : sans elle, on n'a pas le droit d'exercer.
- Désignation
- Titre professionnel décerné par une association (ex. AACI et CRA de l'AIC). Atteste une qualification et un code de déontologie — mais ce n'est pas un permis d'État.
- Adhésion
- Le fait d'être membre d'une association (AIBQ, une chambre immobilière). Volontaire. Utile comme signal, jamais suffisant comme preuve du droit d'exercer.
- Titre réservé
- Titre que seule une personne inscrite à un ordre peut employer — « notaire », « évaluateur agréé » au Québec. L'usurper est une infraction.
- Ordre professionnel
- Organisme (surtout au Québec, sous le Code des professions) qui encadre une profession et protège son titre. Il joue le rôle de régulateur pour ce titre.
Que faire si quelque chose cloche
Le professionnel n'apparaît pas au registre ? Ne signez rien : exercer sans permis, là où il est obligatoire, est une infraction — et vous ne seriez pas protégé par le fonds d'indemnisation du régulateur. Le statut est « suspendu » ou « révoqué » ? La personne n'a pas le droit d'agir : passez votre chemin. Un doute, un comportement problématique ? Chaque régulateur reçoit et traite les plaintes du public : l'OACIQ, la RECO, la BCFSA, l'AMF et les autres ont un mécanisme officiel, souvent en ligne. Signaler protège les suivants autant que vous. Et rappelez-vous : un permis en règle règle la légalité, pas la qualité — c'est là que l'expérience, le volume de transactions et les avis, que Payotte agrège fiche par fiche, prennent le relais.
Comment Payotte utilise ces registres — et pourquoi on ne les copie pas
Payotte ne se substitue pas au registre : il vous y conduit. Pour chaque fiche, nous publions le numéro de permis et le lien vers le registre officiel, pour que vous puissiez confirmer le statut vous-même — « vérifiable au registre », jamais « vérifié par nous ». C'est aussi une question de respect des règles : plusieurs régulateurs interdisent expressément de compiler des listes à partir de leur registre ou de l'interroger en série. Nous ne le faisons pas. Ce que Payotte ajoute par-dessus la légalité, c'est le reste — l'expérience, le volume de transactions, les avis —, agrégé fiche par fiche, parce qu'un permis vous dit qui a le droit d'exercer, pas qui le fait bien.
Votre check-list de vérification
À garder sous la main avant de confier un mandat, une offre ou une mise de fonds.
- Demandez le numéro de permis — un professionnel légitime le donne sans hésiter ; un refus est en soi un signal.
- Identifiez le bon régulateur (profession × province) dans les tableaux ci-dessus, puis ouvrez son registre officiel.
- Cherchez la personne par nom ou numéro, et confirmez que le statut est « actif ».
- Lisez l'historique disciplinaire s'il est affiché, et recoupez l'identité (adresse, agence) pour écarter un homonyme.
- Inspecteur ou évaluateur hors Québec : à défaut de permis obligatoire, vérifiez l'assurance responsabilité et la désignation ou l'adhésion à une association reconnue.
Questions fréquentes
Comment savoir si mon courtier immobilier a un permis valide ?
Cherchez son nom ou son numéro de permis dans le registre public de son régulateur provincial — l'OACIQ au Québec, la RECO en Ontario, la RECA en Alberta, la BCFSA en Colombie-Britannique, et l'équivalent ailleurs. Confirmez que le statut est « actif » et non suspendu ou révoqué.
« Realtor » et « courtier immobilier », est-ce la même chose ?
Non. « Realtor® » est une marque de commerce désignant un membre de l'Association canadienne de l'immeuble — une adhésion, pas un permis. Le permis, lui, est délivré par le régulateur provincial et c'est lui qui autorise légalement à exercer. Un courtier peut être Realtor ou non ; ce qui compte pour la légalité, c'est le permis.
L'inspecteur en bâtiment doit-il avoir un permis ?
Cela dépend de la province. La Colombie-Britannique et l'Alberta exigent un permis obligatoire. Le Québec exigera un certificat de la Régie du bâtiment (RBQ) pour les inspections préachat à partir du 1er octobre 2027 (le certificat se délivre déjà). Ailleurs — dont l'Ontario — aucun permis provincial n'est obligatoire, et l'appartenance à une association (AIBQ, OAHI, CAHPI, InterNACHI) est volontaire.
Un évaluateur immobilier a-t-il un permis ?
Au Québec, oui : le titre d'« évaluateur agréé » est réservé aux membres de l'Ordre des évaluateurs agréés du Québec (OEAQ). Dans les autres provinces, il n'existe généralement pas de permis d'État distinct : le titre à vérifier est la désignation de l'Institut canadien des évaluateurs (AIC) — AACI ou CRA —, consultable dans son annuaire public.
Qui régule les courtiers hypothécaires au Québec ?
L'Autorité des marchés financiers (AMF), depuis le 1er mai 2020. Ce n'est pas l'OACIQ, qui ne régit que le courtage immobilier. Le permis d'un courtier hypothécaire québécois se vérifie dans le registre de l'AMF.
Comment vérifier qu'un notaire ou un avocat peut faire ma transaction ?
Au Québec, le notaire doit être membre de la Chambre des notaires du Québec ; dans les autres provinces, l'avocat (real estate lawyer) doit être inscrit à la Law Society de sa province, et en Colombie-Britannique un notary public peut aussi faire le conveyancing. Chaque ordre ou barreau publie un annuaire public « membre en règle ».
Que faire si le professionnel n'apparaît pas au registre ?
Ne vous engagez pas. Là où le permis est obligatoire, exercer sans permis est une infraction, et vous ne seriez pas couvert par le fonds d'indemnisation du régulateur. Signalez la situation au régulateur concerné, qui traite les plaintes du public.
Payotte vérifie-t-il les permis à ma place ?
Non — et c'est volontaire. Payotte publie le numéro de permis et le lien vers le registre officiel pour que vous puissiez vérifier vous-même : « vérifiable au registre », pas « vérifié par nous ». C'est la posture la plus honnête, et la seule qui respecte les conditions d'utilisation des registres, dont plusieurs interdisent d'en compiler des listes.
Combien coûte la vérification d'un permis ?
Rien. Tous les registres publics des régulateurs cités ici sont gratuits et accessibles en ligne. Un professionnel qui refuse de vous donner son numéro de permis, ou vous en décourage la vérification, est en soi un signal.
Le permis de l'agence suffit-il, ou dois-je vérifier la personne ?
Vérifiez la personne. Le permis d'une agence et celui d'un courtier individuel sont distincts : c'est l'individu qui vous représente qui doit être titulaire et actif. Un nom d'équipe ou un nom commercial ne remplace pas un permis individuel identifiable.
Un professionnel d'une autre province peut-il gérer ma transaction ?
En règle générale, il doit détenir un permis dans la province où se trouve l'immeuble : les permis sont provinciaux, pas nationaux. Vérifiez donc au registre de la province de la propriété, pas de celle où le professionnel réside.
Que signifie « P.App » après le nom d'un évaluateur ?
« P.App » veut dire Professional Appraiser (évaluateur professionnel) : c'est la mention que portent les deux désignations de l'Institut canadien des évaluateurs, AACI et CRA. Elle se confirme dans l'annuaire public « Find an Appraiser » de l'AIC.
Sources et fraîcheur
Régulateurs et registres vérifiés au 22 juillet 2026, contre les sites officiels des organismes provinciaux (OACIQ, RECO, RECA, BCFSA, FSRA, FCAA, FCNB, Manitoba Securities Commission, SREC, NSREC, NBREA), la Chambre des notaires du Québec, l'Institut canadien des évaluateurs et l'OEAQ. Les registres évoluent : confirmez toujours le statut sur le site officiel avant de vous engager. Aucune donnée fabriquée ; les cellules sans registre obligatoire sont signalées comme telles.
Vérifié le 22 juillet 2026 · revérifié chaque trimestre.