En bref
En 2026, l'augmentation de loyer maximale sans autorisation est de 2,1 % en Ontario (1,9 % annoncé pour 2027), pour les logements occupés avant le 15 novembre 2018. Au Québec, il n'existe pas de plafond : le Tribunal administratif du logement (TAL) publie un pourcentage de base de 3,1 % pour les baux qui débutent entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, auquel s'ajoutent les hausses de taxes et le coût des travaux majeurs propres à l'immeuble. Un locataire québécois peut refuser la hausse : le propriétaire doit alors demander au TAL de fixer le loyer dans le mois qui suit, sinon le bail est reconduit au même prix.
Les chiffres officiels de 2026
| Province | Hausse de référence | Nature | Source |
|---|---|---|---|
| Ontario | 2,1 % (2026) · 1,9 % (2027) | Plafond légal (logements occupés avant le 15 nov. 2018) | Gouvernement de l'Ontario |
| Québec | 3,1 % de base | Pourcentage du TAL, pas un plafond | TAL, 19 janv. 2026 |
| Québec — services à la personne | 6,7 % | Partie du loyer liée aux services (RPA, etc.) | TAL |
| Québec — travaux majeurs | 5 % du coût | Ajouté par an, selon les dépenses de l'immeuble | TAL |
Au Québec, ces pourcentages servent au calcul que ferait le Tribunal en cas de demande de fixation ; le montant réel dépend des taxes et des travaux de VOTRE immeuble. Le TAL offre un outil de calcul en ligne.
Ontario : un plafond, sauf exceptions
Le plafond de 2,1 % vaut pour les hausses prenant effet du 1er janvier au 31 décembre 2026. Il ne s'applique pas aux logements occupés pour la première fois après le 15 novembre 2018 (constructions neuves, ajouts, la plupart des nouveaux sous-sols), ni aux logements communautaires, ni au loyer convenu avec un nouveau locataire.
Le propriétaire doit attendre 12 mois depuis la dernière hausse ou le début du bail et donner un avis écrit, sur le formulaire de la Commission de la location immobilière, au moins 90 jours avant la hausse. Au-delà du plafond, il doit obtenir l'autorisation de la Commission (travaux majeurs, hausse importante des taxes). Un locataire peut contester une hausse irrégulière dans les 12 mois.
Québec : une négociation encadrée par le TAL
Depuis le 1er janvier 2026, le TAL applique une nouvelle méthode : un pourcentage de base (3,1 % cette année), plus la variation des taxes foncières et une part du coût des travaux majeurs. L'ancienne méthode reste en vigueur pour les avis donnés avant cette date.
Pour un bail de 12 mois, le propriétaire envoie l'avis d'augmentation entre 3 et 6 mois avant la fin du bail. Le locataire a un mois pour répondre : sans réponse, il est réputé accepter. S'il refuse, il peut rester ; le propriétaire a alors un mois pour demander la fixation au TAL. Attention : un immeuble construit depuis cinq ans ou moins peut être soustrait au contrôle si la clause (section F du bail) le prévoit.
Questions fréquentes
Quelle est l'augmentation de loyer permise en 2026 ?
En 2026, l'augmentation de loyer maximale sans autorisation est de 2,1 % en Ontario (1,9 % annoncé pour 2027), pour les logements occupés avant le 15 novembre 2018. Au Québec, il n'existe pas de plafond : le Tribunal administratif du logement (TAL) publie un pourcentage de base de 3,1 % pour les baux qui débutent entre le 2 avril 2026 et le 1er avril 2027, auquel s'ajoutent les hausses de taxes et le coût des travaux majeurs propres à l'immeuble. Un locataire québécois peut refuser la hausse : le propriétaire doit alors demander au TAL de fixer le loyer dans le mois qui suit, sinon le bail est reconduit au même prix.
Mon propriétaire peut-il augmenter plus que 2,1 % en Ontario ?
Seulement avec l'autorisation de la Commission de la location immobilière (Landlord and Tenant Board), pour des travaux majeurs ou une hausse importante des taxes — ou si votre logement a été occupé pour la première fois après le 15 novembre 2018, auquel cas il n'y a pas de plafond.
Puis-je refuser une augmentation de loyer au Québec ?
Oui. Vous répondez par écrit dans le mois suivant l'avis, et vous gardez votre logement. Le propriétaire peut alors demander au TAL de fixer le loyer ; s'il ne le fait pas dans le mois, le bail est reconduit au même prix.
Comment calculer mon augmentation au Québec ?
Avec l'outil de calcul du TAL : il applique le pourcentage de base de 3,1 % et ajoute les hausses de taxes et une part des travaux majeurs de votre immeuble. C'est le même calcul que ferait le Tribunal en cas de demande de fixation.
Sources
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