En bref
Un non-résident ne peut, en principe, PAS acheter d'habitation au Canada : l'interdiction fédérale (Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens), en vigueur depuis 2023, a été prolongée jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2027 — amende jusqu'à 10 000 $ et vente forcée possible. Elle comporte de vraies exceptions : titulaires de permis de travail admissibles, immeubles de 4 logements et plus, propriétés hors des grandes agglomérations. Là où l'achat est permis, les taxes s'empilent : 25 % de NRST en Ontario PLUS 10 % de taxe municipale à Toronto depuis janvier 2025 (35 % combinés — 175 000 $ sur un achat de 500 000 $), 20 % en Colombie-Britannique dans les zones désignées. S'ajoutent ensuite les taxes annuelles de vacance : 1 % fédéral (UHT), 3 % à Toronto et à Vancouver, et la taxe spéculation C.-B. doublée à 3 % pour les étrangers dès 2026. Le Québec et les Prairies n'ont aucune taxe provinciale équivalente.
Le mille-feuille, du haut vers le bas
| Palier | Mesure | Taux | En vigueur |
|---|---|---|---|
| Fédéral | Interdiction d'achat par des non-Canadiens (habitations de 1 à 3 logements) | Interdiction — amende jusqu'à 10 000 $ | 2023 → 1ᵉʳ janvier 2027 |
| Ontario | Non-Resident Speculation Tax (NRST) — toute la province | 25 % du prix | Depuis octobre 2022 |
| Toronto | Municipal NRST — s'AJOUTE à la provinciale | +10 % (35 % combinés) | Depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 |
| Colombie-Britannique | Additional Property Transfer Tax — zones désignées | 20 % du prix | Depuis 2018 (taux actuel) |
| Fédéral (annuel) | Taxe sur les logements sous-utilisés (UHT) | 1 % de la valeur, chaque année | Depuis 2022 |
| Toronto / Vancouver (annuel) | Taxe sur les logements vacants | 3 % de la valeur, chaque année | Toronto : 3 % depuis l'année 2024 ; Vancouver : 3 % |
| C.-B. (annuel) | Speculation and Vacancy Tax | 3 % étrangers · 1 % résidents (doublée) | Dès l'année 2026 (0,5 %/2 % avant) |
Taux vérifiés à la source le 2026-08-12. L'interdiction fédérale vise les immeubles de 3 logements ou moins situés dans les grandes agglomérations (RMR/AR) ; elle a été prolongée de 2025 à 2027 en février 2024 — sauf nouvelle prolongation, elle expire le 1ᵉʳ janvier 2027. La NRST et la MNRST s'appliquent aux particuliers étrangers ET aux sociétés qu'ils contrôlent ; des remboursements existent (devenir résident permanent dans les délais). ⚠️ Ce paysage bouge plusieurs fois par année : confirmez chaque taux à sa source officielle avant de signer.
L'interdiction d'abord — et ses exceptions qui surprennent
Depuis le 1ᵉʳ janvier 2023, un non-Canadien (ni citoyen, ni résident permanent) ne peut pas acheter d'« immeuble résidentiel » — défini comme 3 logements ou moins, condo compris. Quiconque l'aide sciemment (courtier, avocat, prête-nom) s'expose à la même amende, et le tribunal peut ordonner la vente forcée de la propriété. Prolongée une fois déjà (de 2025 à 2027), l'interdiction expire le 1ᵉʳ janvier 2027 — un horizon à surveiller, pas une éternité.
Les exceptions font tout le contentieux : un immeuble de 4 logements et plus n'est pas visé ; une propriété située hors des grandes agglomérations (hors RMR et AR — le chalet en région, typiquement) non plus ; et depuis mars 2023, les titulaires de permis de travail admissibles peuvent acheter leur résidence. Les étudiants étrangers et les réfugiés ont leurs propres régimes étroits. La qualification se joue au cas par cas — c'est un dossier d'avocat ou de notaire AVANT la promesse d'achat, pas après.
Là où l'achat est permis, comptez les étages de taxes
Un acheteur étranger admissible qui achète à Toronto paie aujourd'hui 35 % de taxes spéculatives à l'achat : 25 % de NRST provinciale (toute l'Ontario depuis octobre 2022) plus 10 % de MNRST municipale depuis le 1ᵉʳ janvier 2025 — 175 000 $ sur un achat de 500 000 $, avant même la taxe de mutation ordinaire, doublée à Toronto. En Colombie-Britannique, la taxe additionnelle est de 20 % dans les zones désignées (Metro Vancouver, Fraser Valley, Victoria, Kelowna, Nanaimo). Le Québec, les Prairies et les Maritimes n'ont aucune taxe provinciale équivalente — un différentiel de 20 à 35 points que peu de comparatifs énoncent clairement.
Puis viennent les taxes annuelles, qui frappent la détention : la UHT fédérale de 1 % sur les logements sous-utilisés des non-résidents (avec déclaration obligatoire même quand une exemption s'applique — l'oubli de déclarer est lui-même pénalisé), les taxes municipales de vacance de 3 % à Toronto comme à Vancouver, et la Speculation and Vacancy Tax de la C.-B., dont les taux doublent dès l'année 2026 : 3 % pour les propriétaires étrangers et « familles satellites », 1 % pour les résidents canadiens. Un pied-à-terre vacant à Vancouver peut ainsi cumuler UHT + EHT + SVT — trois déclarations, trois factures, chaque année.
Questions fréquentes
Un étranger peut-il acheter une maison au Canada en 2026 ?
Un non-résident ne peut, en principe, PAS acheter d'habitation au Canada : l'interdiction fédérale (Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens), en vigueur depuis 2023, a été prolongée jusqu'au 1ᵉʳ janvier 2027 — amende jusqu'à 10 000 $ et vente forcée possible. Elle comporte de vraies exceptions : titulaires de permis de travail admissibles, immeubles de 4 logements et plus, propriétés hors des grandes agglomérations. Là où l'achat est permis, les taxes s'empilent : 25 % de NRST en Ontario PLUS 10 % de taxe municipale à Toronto depuis janvier 2025 (35 % combinés — 175 000 $ sur un achat de 500 000 $), 20 % en Colombie-Britannique dans les zones désignées. S'ajoutent ensuite les taxes annuelles de vacance : 1 % fédéral (UHT), 3 % à Toronto et à Vancouver, et la taxe spéculation C.-B. doublée à 3 % pour les étrangers dès 2026. Le Québec et les Prairies n'ont aucune taxe provinciale équivalente.
Quelles sont les exceptions à l'interdiction fédérale ?
Les principales : les titulaires de permis de travail admissibles achetant leur résidence (assouplissement de mars 2023) ; les immeubles de 4 logements et plus (l'interdiction ne vise que 3 logements ou moins) ; les propriétés situées hors des grandes agglomérations statistiques (hors RMR/AR) ; certains étudiants, diplomates et réfugiés sous conditions étroites. La sanction touche aussi quiconque aide sciemment : jusqu'à 10 000 $ d'amende et vente forcée ordonnée par le tribunal.
Combien un acheteur étranger paie-t-il de taxes à Toronto ?
35 % du prix en taxes spéculatives : 25 % de NRST ontarienne plus 10 % de MNRST torontoise (en vigueur depuis le 1ᵉʳ janvier 2025) — soit 175 000 $ sur 500 000 $. S'y ajoutent la taxe de mutation ordinaire, doublée à Toronto (provinciale + municipale), puis chaque année la taxe de vacance de 3 % si le logement n'est pas occupé. Des remboursements de NRST existent, notamment pour qui devient résident permanent dans les délais prescrits.
La taxe de 20 % de la C.-B. s'applique-t-elle partout dans la province ?
Non — seulement dans les zones désignées : Metro Vancouver, la vallée du Fraser, la région de Victoria, le Central Okanagan (Kelowna) et Nanaimo. En dehors de ces zones, l'additional property transfer tax de 20 % ne s'applique pas — mais l'interdiction fédérale, elle, s'applique dans toutes les grandes agglomérations du pays, et la Speculation and Vacancy Tax couvre ses propres zones, élargies en 2024.
Le Québec impose-t-il une taxe aux acheteurs étrangers ?
Non — aucune taxe provinciale spéciale sur les acheteurs étrangers n'existe au Québec, ni dans les Prairies ni dans les Maritimes. L'interdiction fédérale s'y applique néanmoins (Montréal et Québec sont des RMR), et les droits de mutation ordinaires restent dus. C'est un écart de 20 à 35 points de pourcentage avec Toronto et Vancouver — l'un des contrastes les plus mal documentés du marché canadien.
Sources
- Loi sur l'interdiction d'achat d'immeubles résidentiels par des non-Canadiens (texte officiel)
- SCHL — l'interdiction et son règlement (définitions, exemptions)
- Ontario — Non-Resident Speculation Tax (25 %)
- Ville de Toronto — Municipal Non-Resident Speculation Tax (10 %, 1ᵉʳ janvier 2025) et taxe de vacance (3 %)
- C.-B. — taux de la Speculation and Vacancy Tax (1 %/3 % dès 2026)
- Ville de Vancouver — Empty Homes Tax (3 %)
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