En bref
Le locataire prend en charge l’entretien courant du logement et les menues réparations, que le décret n° 87-712 du 26 août 1987 appelle « réparations locatives » et dont il donne une liste non exhaustive. Le bailleur paie toutes les autres réparations nécessaires au maintien en état du logement (loi du 6 juillet 1989, art. 6 c). Une réparation figurant sur la liste reste à la charge du bailleur si elle est due à la vétusté, à une malfaçon, à un vice de construction, à un cas fortuit ou à la force majeure (art. 7 d). Pour départager usure normale et dégradation, les parties peuvent convenir d’une grille de vétusté (décret n° 2016-382).
Ce que dit la loi : une liste, et tout le reste
Selon l’article 1er du décret de 1987, « Sont des réparations locatives les travaux d’entretien courant, et de menues réparations, y compris les remplacements d’éléments assimilables auxdites réparations, consécutifs à l’usage normal des locaux et équipements à usage privatif. » L’annexe du décret les classe en six rubriques : parties extérieures dont le locataire a l’usage exclusif, ouvertures intérieures et extérieures, parties intérieures, plomberie, électricité, autres équipements mentionnés au contrat.
L’article 7 de la loi de 1989 oblige le locataire à prendre à sa charge l’entretien courant, les menues réparations et l’ensemble des réparations locatives, « sauf si elles sont occasionnées par vétusté, malfaçon, vice de construction, cas fortuit ou force majeure ». Il répond aussi des dégradations survenues pendant le bail, sauf s’il prouve la force majeure, la faute du bailleur ou le fait d’un tiers qu’il n’a pas introduit dans le logement (art. 7 c). Il est responsable des dégâts causés par les personnes qui vivent avec lui, qu’il héberge, qu’il fait intervenir ou par un sous-locataire (service-public.gouv.fr).
Qui paie quoi : les cas les plus fréquents
| Élément | À la charge du locataire | À la charge du bailleur |
|---|---|---|
| Jardin privatif | Tonte, taille, désherbage, entretien de l’arrosage | — |
| Gouttières | Dégorger descentes, chéneaux et gouttières | — |
| Portes, fenêtres, serrures | Graisser gonds et charnières, petites pièces des serrures, clés perdues | — |
| Volets | S’il est responsable de leur dégradation | Dans les autres cas |
| Murs et sols | Petits raccords de peinture, rebouchage des trous, quelques lames de parquet | — |
| Canalisations d’eau | Joints, colliers, dégorgement | Fuite due à la vétusté des canalisations |
| Fosse septique | Vidange | Curage |
| Chaudière, conduits | Entretien annuel (sauf clause contraire du bail), ramonage | — |
| Électricité | Ampoules, interrupteurs, prises, fusibles | — |
| Détecteur de fumée | Entretien et remplacement | Achat et installation initiale |
| Façades et toitures végétalisées | — | Entretien |
Source : service-public.gouv.fr (fiches F31697 et F31699). Les équipements mentionnés au bail (réfrigérateur, lave-linge, hotte, pompe à chaleur…) sont aussi à entretenir par le locataire, qui en fait les petites réparations.
Ce que le bailleur doit prendre en charge
Pendant toute la durée du bail, le propriétaire fait tous les travaux qui ne sont pas des réparations locatives, notamment (service-public.gouv.fr) :
- les travaux nécessaires au maintien en état et à l’entretien normal du logement ;
- les travaux d’amélioration des parties communes ou privatives et ceux de performance énergétique ;
- les travaux nécessaires pour que le logement reste décent (voir les critères du logement décent).
Cette obligation tombe si les travaux sont rendus nécessaires par la faute du locataire. Avant d’intervenir, le bailleur notifie au locataire la nature et les modalités des travaux par lettre recommandée ou remise en main propre. Le locataire doit laisser l’accès ; aucun travail ne peut avoir lieu les samedis, dimanches et jours fériés sans son accord exprès (loi de 1989, art. 7 e) ; si les travaux durent plus de 21 jours, le loyer est diminué à proportion de leur durée (service-public.gouv.fr).
Vétusté et grille de vétusté
Le décret n° 2016-382 (art. 4) définit la vétusté comme « l’état d’usure ou de détérioration résultant du temps ou de l’usage normal des matériaux et éléments d’équipement dont est constitué le logement ». Une peinture passée ou un revêtement de sol usé relèvent de la vétusté : ils sont à la charge du bailleur, même si la réparation figure sur la liste des réparations locatives (service-public.gouv.fr).
À la signature du bail, les parties peuvent convenir d’appliquer une grille de vétusté choisie parmi celles qui ont fait l’objet d’un accord collectif de location. Elle « définit au minimum, pour les principaux matériaux et équipements du bien loué, une durée de vie théorique et des coefficients d’abattement forfaitaire annuels affectant le prix des réparations locatives » (décret n° 2016-382, art. 4). Ces éléments font varier le prix des réparations locatives à payer par le locataire selon sa durée d’occupation du logement (service-public.gouv.fr). La grille sert surtout à la sortie, au moment de comparer les états des lieux et d’arrêter les retenues sur le dépôt de garantie.
Le bailleur ne fait pas les travaux : la marche à suivre
Le locataire doit continuer à payer le loyer : se faire justice soi-même expose à la résiliation du bail (service-public.gouv.fr).
- Prévenir le bailleur du dommage constaté.
- Mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception ; service-public.gouv.fr propose le modèle « Réclamer au propriétaire de faire les grosses réparations qui sont à sa charge ».
- Après 2 mois sans accord ni réponse : commission départementale de conciliation ou conciliateur de justice. Cette étape est obligatoire avant le juge si le litige est inférieur ou égal à 5 000 €.
- Juge des contentieux de la protection du tribunal dont dépend le logement : il peut contraindre le bailleur à faire les travaux, autoriser le locataire à les faire aux frais du bailleur et accorder des dommages et intérêts pour trouble de jouissance.
Clause travaux. Si le logement n’est pas en bon état d’usage à l’entrée, le bail peut prévoir que le locataire réalise des travaux aux frais du bailleur, imputés sur le loyer. La clause précise la nature des travaux, les modalités et la durée de la réduction, et l’indemnisation en cas de départ anticipé ; elle ne peut pas porter sur la décence du logement (service-public.gouv.fr).
FAQ
Qui paie l’entretien annuel de la chaudière ?
Le locataire, sauf si le bail prévoit le contraire. Il fait aussi ramoner les conduits de fumée et de ventilation (service-public.gouv.fr).
Le volet roulant ne fonctionne plus : qui doit le réparer ?
Le locataire s’il est responsable de la dégradation ; sinon, le propriétaire (service-public.gouv.fr).
Puis-je suspendre mon loyer tant que le bailleur ne répare pas ?
Non. Le loyer reste dû ; seul le juge peut ordonner les travaux ou autoriser le locataire à les réaliser aux frais du bailleur (service-public.gouv.fr).
Après dix ans de location, dois-je repeindre le logement ?
Pas pour l’usure normale : une peinture passée relève de la vétusté, à la charge du bailleur. Restent au locataire les trous, taches ou dégradations dus à sa négligence (service-public.gouv.fr).
La liste du décret de 1987 est-elle limitative ?
Non. Le décret indique que les réparations énumérées en annexe ont « notamment » le caractère de réparations locatives : d’autres travaux d’entretien courant peuvent en relever.
Quel professionnel consulter
Un agent immobilier qui gère le bien peut proposer, dès la signature, une grille de vétusté issue d’un accord collectif et réaliser les états des lieux contradictoires sur lesquels reposent toutes les discussions de fin de bail. Pour un dégât des eaux, un incendie ou une explosion, le premier réflexe reste l’assurance habitation, obligatoire pour le locataire au moins pour les risques locatifs (service-public.gouv.fr) ; les dépenses courantes refacturées par le bailleur relèvent, elles, des charges récupérables.
Trouver un professionnel
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| Ville | Professionnel | Secteur | Score /100 | Statut |
|---|---|---|---|---|
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| Marseille | ERA Agence de la Bastide | Marseille, 13e arrondissement | 90 | Retenu |
| Toulouse | Nestenn By Solvimo | Toulouse | 84 | Retenu |
| Nice | Immo Gambetta | Nice | 71 | Retenu |
| Lyon | Orpi Duguesclin Transactions | Lyon, 6e arrondissement | 89 | Retenu |
| Montpellier | Immo Angels | Montpellier | 80 | Retenu |
| Bordeaux | Human Immobilier Bordeaux Chartrons | Bordeaux | 90 | Retenu |
| Lille | Orpi Lille République Beaux-Arts | Lille | 92 | Retenu |
| Rennes | Nestenn Rennes Centre | Rennes | 80 | Retenu |
| Toulon | iBox Immobilier Toulon Jaurès | Toulon | 84 | Retenu |
Les 10 villes qui comptent le plus de ventes (DVF 2025) et où un agent immobilier est retenu ; dans une ville à plusieurs secteurs, la fiche au meilleur score. « Vérifié » : titre lu au registre par Payotte ; « Retenu » : titre déclaré, vérifiable sur la fiche.
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Sources
- Entretien courant et réparations locatives à la charge du locataire (service-public.gouv.fr, vérifié le 21 mai 2025) (consulté le 11 octobre 2026)
- Bail d'habitation : travaux à la charge du propriétaire (bailleur) (service-public.gouv.fr, vérifié le 28 mai 2025) (consulté le 11 octobre 2026)
- Qui est responsable des dégradations dans un logement en cours de location ? (service-public.gouv.fr, vérifié le 21 mai 2025) (consulté le 11 octobre 2026)
- Décret n° 87-712 du 26 août 1987 relatif aux réparations locatives – version en vigueur au 12 octobre 2026 (Légifrance) (consulté le 11 octobre 2026)
- Décret n° 2016-382 du 30 mars 2016 fixant les modalités d'établissement de l'état des lieux et de prise en compte de la vétusté (Légifrance) (consulté le 11 octobre 2026)
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 7 – version en vigueur depuis le 15 juin 2025 (Légifrance) (consulté le 11 octobre 2026)
- Loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, article 6 – version en vigueur depuis le 1er janvier 2025 (Légifrance) (consulté le 11 octobre 2026)
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