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Divorce et maison : soulte, partage et droit de 1,10 %

Divorce et logement : vendre, racheter la part de l'autre (soulte) ou rester en indivision. Droit de partage de 1,10 % depuis 2022, notaire obligatoire.

En bref

Lors d’un divorce, le logement peut être vendu, conservé par l’un des ex-époux qui verse alors une soulte à l’autre, ou gardé à deux en indivision. Dès qu’un bien immobilier est partagé, l’acte de partage doit être établi par un notaire. Le partage est taxé au droit de partage de 1,10 %, avec un minimum de perception de 25 €, contre 2,50 % pour un partage ordinaire (code général des impôts, art. 746 ; service-public.gouv.fr). Le taux de 1,10 % s’applique depuis le 1er janvier 2022 aux partages consécutifs à un divorce, à une séparation de corps ou à la rupture d’un Pacs.

À qui appartient le logement ? Tout dépend du régime matrimonial

Service-public.gouv.fr distingue trois situations.

RégimeLogement acheté pendant le mariageLogement acheté avant le mariage
Communauté légale (mariage sans contrat)Bien commun, partagé par moitié, sauf achat par un seul époux avec son argent propreBien propre de l’acheteur, ou bien indivis s’il a été acheté à deux
Séparation de biensAppartient à l’époux désigné dans l’acte ; à deux, partage selon les quotes-parts de l’acte, à défaut par moitiéIdem
Communauté universelleBien commun, partage à parts égales sauf clause contraire du contratBien commun, sauf biens propres par nature

Récompense. En communauté, l’époux propriétaire d’un bien propre doit parfois une récompense à la communauté : c’est le cas si l’argent commun a remboursé le crédit immobilier ou financé des travaux sur ce bien.

Séparation de biens : l’acte fait foi. L’argent réellement investi par chacun ne modifie pas la quote-part inscrite dans l’acte d’achat. L’époux qui a financé une partie du bien de l’autre peut seulement faire valoir une créance, sans en devenir propriétaire (service-public.gouv.fr).

Trois options pour le logement

  1. Vendre le bien et répartir le prix selon les droits de chacun.
  2. Racheter la part de l’autre. L’ex-époux qui conserve un bien commun ou indivis lui verse une soulte. Elle n’est pas due si l’autre reçoit d’autres biens en compensation.
  3. Rester propriétaires ensemble, par exemple pour louer le bien. Le bien commun devient alors indivis, et une convention d’indivision peut être signée devant notaire pour fixer l’usage du bien et la répartition des loyers et des charges.

Le crédit immobilier en cours. Chaque ex-époux contribue par moitié aux crédits communs restant dus au moment du divorce, crédit immobilier compris. Celui qui garde le logement peut racheter la part de crédit de l’autre pour devenir l’unique propriétaire (service-public.gouv.fr).

Attribution préférentielle et maintien dans les lieux

En cas de désaccord, un époux peut demander que le bien lui soit attribué : c’est l’attribution préférentielle (service-public.gouv.fr). Pour une communauté dissoute par divorce, elle « n’est jamais de droit » ; le juge peut aussi décider que la totalité de la soulte sera payable comptant (code civil, art. 1476). À défaut d’accord des époux, le juge statue sur le maintien dans l’indivision, l’attribution préférentielle et l’avance sur part de communauté (art. 267).

Lorsque le logement est un bien propre de l’un des époux, le juge aux affaires familiales peut accorder un bail à l’autre. Ce bail peut durer jusqu’à la majorité du plus jeune des enfants communs (service-public.gouv.fr).

Combien coûte le partage ?

PosteMontantSource
Droit de partage après divorce, séparation de corps ou rupture de Pacs1,10 % (depuis le 1er janvier 2022)CGI, art. 746
Droit de partage, cas général2,50 %CGI, art. 746
Minimum de perception25 €service-public.gouv.fr
NotaireÉmoluments proportionnels à la valeur des biens partagésservice-public.gouv.fr

À titre d’illustration, 1,10 % appliqué à 200 000 € donne 2 200 € ; au taux général de 2,50 %, ce serait 5 000 €. L’assiette exacte et les émoluments sont calculés par le notaire. Avant cette réforme, le taux était de 1,80 % en 2021 (art. 746).

Quand partager ?

Divorce par consentement mutuel. La liquidation doit être faite avant l’enregistrement de la convention de divorce par le notaire. S’il existe un bien immobilier commun ou indivis, le notaire établit un acte authentique de partage, annexé à la convention. Sans accord sur le partage, le divorce par consentement mutuel est impossible (service-public.gouv.fr).

Divorce judiciaire. Les époux doivent proposer un règlement de leurs intérêts pécuniaires dès la demande en divorce. Le juge peut désigner un notaire dès l’audience d’orientation. Après le divorce, le partage peut se faire à l’amiable ou devant le juge ; le notaire désigné dispose alors d’un an, renouvelable une fois, pour dresser l’état liquidatif. La loi ne fixe aucun délai pour partager, et la procédure peut être longue en cas de désaccord (service-public.gouv.fr).

Rester en indivision après le divorce

L’indivision post-divorce est souvent choisie pour attendre une vente, ou pour laisser les enfants dans le logement. Ses règles :

  • chacun peut demander le partage à tout moment, sauf sursis par jugement ou convention : « nul ne peut être contraint à demeurer dans l’indivision » (code civil, art. 815) ;
  • une convention d’indivision à durée déterminée ne peut dépasser cinq ans, renouvelables par décision expresse ; pendant cette durée, le partage ne peut être demandé avant le terme qu’en cas de justes motifs (art. 1873-3) ;
  • l’ex-époux qui occupe seul le logement doit, sauf convention contraire, une indemnité à l’autre (art. 815-9) ;
  • si le bien est loué, les ex-époux se partagent les loyers (service-public.gouv.fr).

FAQ

Qui garde la maison en cas de divorce ?

Celui qui rachète la part de l’autre, s’il en a les moyens, ou celui à qui le juge l’attribue. L’attribution préférentielle n’est jamais automatique en cas de divorce (code civil, art. 1476).

Comment se calcule la soulte ?

Elle compense la différence entre ce que reçoit chaque ex-époux dans le partage global de leur patrimoine. Elle n’est pas due si l’autre ex-époux reçoit d’autres biens de même valeur (service-public.gouv.fr).

Le droit de partage est-il de 2,5 % ou de 1,1 % ?

De 1,10 % pour un partage consécutif à un divorce, une séparation de corps ou une rupture de Pacs depuis le 1er janvier 2022 ; 2,50 % reste le taux général (CGI, art. 746).

Faut-il un notaire si nous sommes d’accord sur tout ?

Oui dès qu’il existe un bien immobilier commun ou indivis : le partage doit être fait par un notaire (service-public.gouv.fr).

Peut-on rester propriétaires à deux après le divorce ?

Oui, en indivision. Une convention notariée peut l’organiser pour cinq ans au plus, renouvelables, et chacun conserve le droit de demander le partage (code civil, art. 815 et 1873-3).

Quel professionnel consulter

Le notaire est incontournable : il liquide le régime matrimonial, calcule la soulte et rédige l’acte de partage. L’agent immobilier estime le logement, base de la soulte, ou le met en vente. Pour financer le rachat de la part de l’autre ou reprendre seul le crédit, le courtier en crédit compare les offres. En cas de vente, le diagnostiqueur établit les diagnostics obligatoires.

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Le notaire retenu dans les grandes villes

VilleProfessionnelSecteurScore /100Statut
ParisDextera NotairesParis, 7e arrondissement91Retenu
Marseille1391 NotairesMarseille, 8e arrondissement85Retenu
LyonArchers NotairesLyon, 2e arrondissement92Retenu
MontpellierLexnotMontpellier93Retenu
Bordeaux1645 NotairesBordeaux90Retenu
LilleNotaires Lille RoyaleLille70Retenu
RennesNotaires des LicesRennes87Retenu
DijonLegatis Dijon-GenlisDijon86Retenu
BrestQuid Novi Brest Notaires & ConseilsBrest86Retenu
Cannes1795Cannes70Retenu

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Sources

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