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Ramonage obligatoire : fréquence, attestation, amende

Ramonage au moins une fois par an, souvent deux selon le département ; attestation sous 15 jours ouvrés à garder 2 ans ; amende de 450 €. Qui paie ?

En bref

Le ramonage d’une cheminée, à foyer ouvert ou fermé, ou d’un poêle est obligatoire et doit être confié à un ramoneur qualifié (service-public.gouv.fr, vérifié le 13 mai 2026). Depuis le 1er octobre 2023, la règle nationale impose un ramonage des conduits au moins tous les douze mois ; un arrêté local peut exiger plusieurs passages par an, dont un pendant la période de chauffe (décret n° 2023-641 du 20 juillet 2023). Selon service-public.gouv.fr, deux ramonages par an sont exigés dans la majorité des départements. Le professionnel remet une attestation dans les 15 jours ouvrés, à conserver au moins deux ans. Ne pas ramoner expose à une amende de 450 €. En location, c’est le locataire qui fait ramoner les conduits de son logement.

Quelle fréquence de ramonage ?

Jusqu’en 2023, la fréquence relevait des règlements sanitaires départementaux. Le décret du 20 juillet 2023 a inscrit les règles dans le code de la santé publique. Selon l’ANIL, elles figurent désormais aux articles R1331-66 à R1331-78 du code de la santé publique, après une renumérotation opérée par un décret du 29 juillet 2023. Leur contenu :

InstallationFréquence minimaleSource
Appareil individuel (cheminée, poêle, chaudière)1 fois tous les 12 moisDécret n° 2023-641
Appareil individuel, arrêté local plus strictPlusieurs fois par an, dont 1 en période de chauffeDécret n° 2023-641
Appareil collectif1 fois tous les 6 mois, dont 1 en période de chauffeDécret n° 2023-641
Appareil collectif exclusivement au gaz (conduit n’ayant jamais servi au bois ou au fioul, ou ramoné avant le changement de combustible)1 fois tous les 12 moisDécret n° 2023-641

Les arrêtés plus stricts sont ceux que prévoit l’article L1311-2 du code de la santé publique : des arrêtés préfectoraux ou des arrêtés du maire qui complètent la règle nationale dans le département ou la commune (ANIL). Pour connaître la règle chez vous, service-public.gouv.fr renvoie à la mairie ou à la préfecture.

Deux précisions du décret :

  • en cas de première installation ou de remplacement d’un appareil, le premier ramonage intervient dans le délai applicable à l’appareil ;
  • un appareil totalement inutilisé pendant au moins douze mois (six mois pour un appareil collectif) n’a pas à être ramoné pendant cette période, mais un ramonage est requis avant toute nouvelle utilisation.

Les foyers ouverts au bois échappent à l’entretien périodique de l’appareil prévu par le décret, mais leurs utilisateurs doivent les maintenir « en bon état de fonctionnement et de propreté ». Pour le conduit, service-public.gouv.fr est clair : le ramonage s’impose, que le foyer soit ouvert ou fermé.

Les règles d’entretien ou de ramonage prévues par un règlement sanitaire départemental ou un arrêté municipal et réalisées avant le 1er octobre 2023 sont réputées satisfaire aux nouvelles obligations (ANIL).

Qui doit faire ramoner, et qui paie ?

Le décret répartit l’initiative selon le type d’appareil :

  • appareil individuel : le ramonage est effectué « à l’initiative de l’occupant » ;
  • appareil collectif (chaufferie d’immeuble, par exemple) : il revient au propriétaire, au syndicat des copropriétaires ou à l’exploitant, et les occupants doivent laisser l’accès après avoir été prévenus.

En location, service-public.gouv.fr range parmi l’entretien courant à la charge du locataire le fait de « faire ramoner les conduits de ventilation et d’évacuation des fumées et des gaz (chaudière, cheminée, VMC…) ». L’ANIL fait la même liste.

L’attestation de ramonage

Chaque opération de ramonage ou d’entretien donne lieu à la remise d’une attestation « dans un délai de quinze jours ouvrés suivant l’achèvement de l’opération » (décret n° 2023-641). Elle précise les conduits ramonés et atteste de leur vacuité sur toute leur longueur. Le commanditaire, c’est-à-dire l’occupant pour un appareil individuel, la conserve au moins deux ans et la tient à la disposition des agents chargés du contrôle.

Le ramonage doit être réalisé par une personne qualifiée professionnellement au sens de l’article L121-1 du code de l’artisanat (décret n° 2023-641).

Sanction et assurance

Le non-respect de l’obligation de ramonage peut entraîner une amende de 450 € (service-public.gouv.fr).

Côté assurance, ni le décret ni les fiches officielles consultées ne fixent de règle propre au ramonage : ce sont les clauses de votre contrat habitation qui déterminent les conséquences d’un défaut d’entretien. Service-public.gouv.fr rappelle seulement les règles générales en cas d’incendie : déclaration du sinistre sous 5 jours ouvrés et prescription de 2 ans pour agir contre l’assureur. Conservez donc l’attestation, que le décret impose de garder au moins deux ans.

Le cas de Paris et de l’Île-de-France

Toute l’Île-de-France est couverte par un plan de protection de l’atmosphère. À Paris et dans de nombreuses communes franciliennes, l’utilisation des foyers ouverts est interdite ; seuls des feux d’agrément ponctuels peuvent être tolérés (service-public.gouv.fr). En copropriété, vérifiez aussi que le règlement de copropriété n’interdit pas l’usage de la cheminée. En métropole, le remplacement d’un foyer ouvert par un foyer fermé n’est plus aidé par MaPrimeRénov’ « par geste » : il ne peut être financé que dans une rénovation d’ampleur (logement classé E, F ou G), voir notre guide MaPrimeRénov’ ; les conseillers France Rénov’ répondent au 0 808 800 700.

FAQ

Combien de fois par an faut-il ramoner ?

Au moins une fois tous les douze mois pour un appareil individuel (décret n° 2023-641). Un arrêté préfectoral ou municipal peut en exiger davantage ; selon service-public.gouv.fr, deux ramonages par an, dont un en période d’utilisation, sont exigés dans la majorité des départements.

Je suis locataire : dois-je payer le ramonage ?

Oui. Faire ramoner les conduits d’évacuation des fumées et des gaz fait partie de l’entretien courant à la charge du locataire (service-public.gouv.fr ; ANIL).

Combien de temps garder le certificat de ramonage ?

Au moins deux ans. Le ramoneur doit vous le remettre dans les quinze jours ouvrés suivant son intervention (décret n° 2023-641).

Ma cheminée ne sert plus : dois-je la faire ramoner ?

Pas pendant une période d’inutilisation totale d’au moins douze mois. En revanche, un ramonage est obligatoire avant de la rallumer (décret n° 2023-641).

Quelle amende si je ne fais pas ramoner ?

Une amende d’un montant de 450 € (service-public.gouv.fr).

Quel professionnel consulter

Le ramonage lui-même relève d’un ramoneur qualifié au sens du code de l’artisanat. Pour un logement loué, l’agent immobilier qui gère le bien peut rappeler au locataire que le ramonage est à sa charge. Avant un achat, le notaire peut vous indiquer si le règlement de copropriété limite l’usage des cheminées.

Trouver un professionnel

Un seul professionnel par métier et par secteur, sélectionné et noté sur 100 points à partir de données publiques, titre vérifiable. Le métier, son registre officiel et les professionnels retenus :

Le agent immobilier retenu dans les grandes villes

VilleProfessionnelSecteurScore /100Statut
ParisLaforêt Paris 15 VaugirardParis, 15e arrondissement89Retenu
MarseilleERA Agence de la BastideMarseille, 13e arrondissement90Retenu
ToulouseNestenn By SolvimoToulouse84Retenu
NiceImmo GambettaNice71Retenu
LyonOrpi Duguesclin TransactionsLyon, 6e arrondissement89Retenu
MontpellierImmo AngelsMontpellier80Retenu
BordeauxHuman Immobilier Bordeaux ChartronsBordeaux90Retenu
LilleOrpi Lille République Beaux-ArtsLille92Retenu
RennesNestenn Rennes CentreRennes80Retenu
TouloniBox Immobilier Toulon JaurèsToulon84Retenu

Les 10 villes qui comptent le plus de ventes (DVF 2025) et où un agent immobilier est retenu ; dans une ville à plusieurs secteurs, la fiche au meilleur score. « Vérifié » : titre lu au registre par Payotte ; « Retenu » : titre déclaré, vérifiable sur la fiche.

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Sources

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