Guide · Financer

Assurance emprunteur : décès, PTIA, ITT, IPT, quotité

Garanties de l'assurance de prêt immobilier : décès, PTIA, IPT (66 %), IPP, ITT, perte d'emploi. Quotité 100 à 200 %, délégation, place dans le TAEG.

En bref

L’assurance emprunteur rembourse tout ou partie du prêt immobilier si un risque assuré survient. La garantie décès est toujours présente. Pour un investissement locatif, la banque exige en général décès et PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie) ; pour une résidence principale, elle y ajoute l’invalidité et l’incapacité de travail (ITT), voire la perte d’emploi (ABE Info Service, Banque de France). L’IPT joue le plus souvent à partir d’un taux d’invalidité de 66 %, l’IPP entre 33 % et 66 %. À deux, chaque emprunteur est assuré pour une quotité : le total doit atteindre au moins 100 %, sans dépasser 200 % (ANIL). Quand la banque l’exige, son coût entre dans le TAEG (code de la consommation, art. R314-4, cité par la Banque de France). Et vous pouvez choisir un autre assureur que celui de la banque : c’est la délégation.

Les garanties une par une

Décès. L’assureur verse à la banque le capital restant dû au jour du décès, dans la limite du montant assuré. Le contrat peut prévoir un délai de carence et des exclusions, par exemple pour un sport dangereux. Le suicide n’est couvert qu’à partir de la 2e année ; dans un contrat de groupe garantissant un prêt pour la résidence principale, il l’est dès la souscription, dans la limite d’un plafond fixé par décret à 120 000 € (code des assurances, art. L132-7).

PTIA. Elle suppose d’être dans l’impossibilité totale et définitive d’exercer une activité professionnelle et d’avoir besoin d’une tierce personne pour la toilette, l’habillement, les repas et les déplacements. Selon le contrat, elle couvre jusqu’à un âge limite ou toute la durée du prêt ; l’assureur exige souvent une pension d’invalidité de la Sécurité sociale (service-public.gouv.fr). L’ANIL précise qu’elle donne lieu au remboursement du capital restant dû.

Invalidité permanente totale (IPT). Elle couvre l’inaptitude définitive à travailler, après consolidation de l’état de santé. Le plus souvent, elle ne joue qu’à partir d’un taux d’incapacité de 66 %, apprécié selon le barème médical du contrat (ABE Info Service).

Invalidité permanente partielle (IPP). Taux d’incapacité compris entre 33 % et 66 % dans la plupart des contrats. Elle ne se souscrit qu’en complément de l’IPT et n’est pas proposée par tous les assureurs.

Incapacité temporaire de travail (ITT). Elle prend en charge les mensualités pendant un arrêt de travail total. Le contrat prévoit en général une franchise, période pendant laquelle rien n’est versé, et une limite d’âge. La prise en charge cesse à la reprise, même partielle, sauf clause sur le mi-temps thérapeutique (service-public.gouv.fr).

Perte d’emploi. Elle est facultative. Selon l’ANIL, elle intervient après une franchise et une carence, pour une durée limitée, et prend souvent la forme d’un report d’échéances plutôt que d’un paiement des mensualités.

Une même garantie, des contrats très différents

C’est le point que service-public.gouv.fr et l’ANIL soulignent le plus. Pour l’IPT, l’IPP et l’ITT, le contrat choisit :

  • la référence : inaptitude à toute activité, ou à votre métier au jour du sinistre ;
  • le mode d’indemnisation : forfaitaire (un pourcentage de la mensualité) ou indemnitaire (selon la perte de revenus réelle) ;
  • la franchise, la limite d’âge, le plafonnement des prestations ;
  • les exclusions : affections dorsales ou psychiatriques, métiers à risque, sports, maladies liées à l’alcool…

La notice d’information est le document qui fait foi : l’ANIL recommande de la lire en détail.

La quotité : assurer un prêt à deux

La quotité est le pourcentage du capital restant dû que l’assureur prend en charge pour chaque emprunteur. L’ANIL donne les règles :

  • la couverture minimale est de 100 % au total, sans dépasser 200 % ;
  • à deux, la répartition peut être 100/100, 80/100 ou 70/30 ;
  • assurés à 100 % chacun, le capital restant dû est intégralement remboursé si l’un des deux décède ;
  • assurés à 50 % chacun, l’assureur ne rembourse que la moitié, et le survivant garde l’autre moitié à sa charge.

La banque fixe dans la fiche personnalisée la hauteur à laquelle le prêt doit être assuré (service-public.gouv.fr).

Délégation, coût et TAEG

Le choix de l’assureur. La banque peut exiger une assurance et fixer les garanties minimales, mais elle ne peut pas vous imposer son assureur. Le contrat que vous choisissez doit respecter les critères de la fiche personnalisée : 11 critères au maximum pour décès, PTIA, invalidité et incapacité, et 4 pour la perte d’emploi (service-public.gouv.fr). L’ANIL précise qu’une proposition d’assurance reste valable 4 mois. Le changement en cours de prêt, à tout moment depuis le 1er juin 2022, est détaillé dans notre page loi Lemoine.

Pas de questionnaire de santé si le crédit est de 200 000 € ou moins par assuré et que le prêt est remboursé avant 60 ans (service-public.gouv.fr).

Le coût s’exprime de trois façons dans tout document remis avant l’offre : le TAEA (taux annuel effectif de l’assurance), le coût total en euros sur la durée du prêt, et le coût par période (ANIL).

Le TAEG inclut l’assurance obligatoire. L’article R314-4 du code de la consommation range parmi les composantes du TAEG « les coûts d’assurance et de garanties obligatoires » (cité par la Banque de France, publication du 28 septembre 2026). Une assurance moins chère fait donc baisser le TAEG, qui doit rester sous le seuil d’usure : 5,40 % pour un prêt immobilier à taux fixe de 20 ans et plus au 1er octobre 2026 (Banque de France).

FAQ

L’assurance emprunteur est-elle obligatoire ?

La banque peut en faire une condition du prêt (service-public.gouv.fr). En pratique, elle l’exige quasi systématiquement pour un crédit immobilier (ABE Info Service).

Quelle différence entre IPT et IPP ?

L’IPT couvre une invalidité totale, le plus souvent à partir de 66 % ; l’IPP une invalidité partielle, le plus souvent entre 33 % et 66 %. L’IPP ne se souscrit qu’avec l’IPT.

Quelle quotité choisir en couple ?

Au minimum 100 % au total. Une couverture à 100 % sur chaque tête (200 %) garantit que le survivant n’aura plus rien à rembourser en cas de décès de l’autre (ANIL).

La perte d’emploi est-elle obligatoire ?

Non, elle est facultative : vous êtes libre de la prendre ou non (service-public.gouv.fr).

Faut-il un questionnaire de santé ?

Pas si le crédit ne dépasse pas 200 000 € par assuré et que le prêt se termine avant vos 60 ans. Au-delà, il est obligatoire, et la convention Aeras s’applique en cas de risque aggravé de santé.

Quel professionnel consulter

Le courtier en crédit compare les contrats d’assurance garantie par garantie et vérifie leur équivalence avec la fiche personnalisée de la banque. Le notaire inscrit dans l’acte la part de propriété de chaque co-acquéreur, un repère utile pour choisir les quotités.

Trouver un professionnel

Un seul professionnel par métier et par secteur, sélectionné et noté sur 100 points à partir de données publiques, titre vérifiable. Le métier, son registre officiel et les professionnels retenus :

Le courtier en crédit immobilier retenu dans les grandes villes

VilleProfessionnelSecteurScore /100Statut
ParisCredixiaParis, 14e arrondissement89Retenu
MarseilleProvence CréditMarseille, 4e arrondissement81Retenu
NiceCredixpertNice80Retenu
LyonLyonnaise de Courtage et de FinancementLyon, 2e arrondissement81Retenu
NantesFidelo CréditsNantes78Retenu
BordeauxAR Finances ConseilsBordeaux80Retenu
LilleMeilleurtauxLille70Retenu
RennesArtemis CourtageRennes79Retenu
ToulonVar CourtageToulon70Retenu
Saint-ÉtienneLP FinancesSaint-Étienne71Retenu

Les 10 villes qui comptent le plus de ventes (DVF 2025) et où un courtier en crédit immobilier est retenu ; dans une ville à plusieurs secteurs, la fiche au meilleur score. « Vérifié » : titre lu au registre par Payotte ; « Retenu » : titre déclaré, vérifiable sur la fiche.

Dans le même thème : Financer

Sources

Tous les guides · Les professionnels retenus, ville par ville