En bref · 28 septembre 2026
En 2026, les preuves qui font bouger une évaluation MPAC sont les ventes de propriétés comparables proches du 1er janvier 2016, les erreurs dans les données de votre dossier AboutMyProperty, l'évaluation de propriétés semblables du voisinage et les réparations importantes documentées ; le montant de vos taxes n'en fait pas partie.
La question à laquelle vos preuves doivent répondre
MPAC la pose en une phrase : « Could I have sold my property on January 1, 2016 for the assessed value stated on my Notice? » Toute preuve doit aider à répondre à cette question. La valeur est celle de 2016, mais pour la propriété dans son état actuel, avec les changements importants faits depuis.
MPAC évalue par évaluation de masse (mass appraisal) : elle applique à votre propriété des résultats tirés des ventes du secteur. Une erreur dans vos caractéristiques (superficie, âge, sous-sol) se répercute donc directement sur la valeur.
Ce que MPAC demande
Sur sa page de réexamen, MPAC liste les preuves à rassembler :
- Des photos qui montrent les différences entre ses données et la propriété dans son état actuel.
- Des ventes de votre propriété ou de propriétés comparables.
- L'évaluation de propriétés comparables, que vous trouvez dans AboutMyProperty. Vous pouvez joindre votre « My Favourites Report » de la section Browse My Neighbourhood.
- Des évaluations récentes faites par un évaluateur.
- Le zonage de la propriété.
- Des estimations de réparations importantes, par exemple des murs de fondation fissurés, des dégâts d'eau, des termites ou une toiture affaissée.
Les erreurs de données : le motif le plus simple
MPAC reconnaît expressément ce motif : « The property data on your Notice of Assessment or on MPAC AboutMyProperty is incorrect. » Elle donne en exemple la superficie du bâtiment et celle du terrain. Comparez chaque donnée d'AboutMyProperty avec vos plans, votre certificat de localisation (survey) et vos permis.
Les points à vérifier : superficie habitable, superficie et façade du terrain, année de construction, nombre d'étages, sous-sol fini ou non, garage, piscine, nombre de salles de bain. Une donnée gonflée fait monter la valeur. Une donnée manquante peut la faire monter aussi si MPAC la découvre, d'où l'intérêt de tout vérifier avant de déposer.
Les ventes comparables : lesquelles comptent
MPAC ne retient que les ventes de libre marché : « MPAC only includes open market transactions within its mass appraisal process. » Elle exclut notamment les ventes entre membres d'une même famille, les ventes forcées (reprise hypothécaire, séparation, expropriation) et les ventes d'un constructeur.
Les prix sont ajustés dans le temps pour refléter le marché à la date d'évaluation. Une vente de 2015 ou de 2016 d'une maison semblable, dans le même secteur, pèse donc beaucoup plus qu'une vente de 2025. Si vous citez une vente éloignée dans le temps, expliquez comment vous la ramenez au 1er janvier 2016, ou laissez ce travail à un évaluateur.
L'évaluation du voisin : en Ontario, elle compte
C'est une différence nette avec le Québec. L'article 44 (3) de l'Assessment Act demande à l'ARB de déterminer la valeur actuelle, puis de se référer à l'évaluation de terrains semblables du voisinage et d'ajuster l'évaluation « to make it equitable with that of similar lands in the vicinity if such an adjustment would result in a reduction ».
Autrement dit, si des propriétés vraiment semblables sont évaluées plus bas, c'est un argument recevable, et il ne peut jouer qu'à la baisse. Choisissez des comparables proches par le type, la taille, l'âge et l'emplacement.
Ce qui ne fonctionne pas
Le montant des taxes. Les motifs d'appel de l'article 40 (1) portent sur la valeur, la catégorie et l'inscription au rôle. MPAC rappelle que l'évaluation et les taxes « are not the same thing ». Pour contester le compte de taxes lui-même, l'ARB renvoie à une démarche distincte (tax application).
Le marché d'aujourd'hui. Une offre reçue en 2026 ou un prix affiché en 2025 dit peu sur 2016.
Une impression générale. La Loi exige que la demande expose ses motifs et « all relevant facts » (art. 39.1 (4)). Devant l'ARB, la preuve déposée en retard n'est pas admise.
Devant l'ARB, le fardeau est sur MPAC
Quand la valeur est contestée, l'article 40 (17) place le fardeau de la preuve sur MPAC : « the burden of proof as to the correctness of the current value of the land rests with the assessment corporation ». Ce fardeau passe au propriétaire s'il refuse l'inspection ou ne fournit pas les renseignements demandés (art. 40 (18)). Collaborez, et gardez une copie de tout. Pour la suite, voir après la contestation et le guide complet.
Sources officielles
Parler à un évaluateur professionnel de votre secteur
Pour un immeuble à revenus, une valeur élevée ou un dossier qui ira jusqu'au tribunal d'appel, un évaluateur professionnel (AACI ou CRA) est le bon interlocuteur. Payotte en a vérifié 42 en Ontario, un seul par secteur, sélectionnés sur des données publiques, jamais sur leur budget.
Trouver l'évaluateur vérifié de mon secteurInformation générale basée sur des sources publiques. Ce n'est ni un avis juridique ni une évaluation agréée. Une demande de révision peut aussi entraîner une hausse de la valeur.
Questions fréquentes
Quelles preuves joindre à une demande de réexamen ?
MPAC cite les photos, les ventes de propriétés comparables, l'évaluation de propriétés comparables (AboutMyProperty), les évaluations récentes, le zonage et les estimations de réparations importantes.
L'évaluation de mon voisin est plus basse : est-ce un argument ?
Oui, en Ontario, si la propriété est vraiment semblable. L'Assessment Act (art. 44 (3)) demande à l'ARB d'ajuster l'évaluation pour l'équité avec les propriétés semblables du voisinage, si cela la réduit.
Une vente récente suffit-elle ?
Elle pèse peu. La valeur recherchée est celle du 1er janvier 2016. MPAC ajuste les prix dans le temps : les ventes proches de 2016 sont les plus utiles.
Qui doit prouver la valeur devant l'ARB ?
MPAC, selon l'article 40 (17) de l'Assessment Act, sauf si le propriétaire a refusé l'inspection ou les renseignements demandés.