En bref
Le prêt-relais avance la mise de fonds immobilisée dans votre maison invendue, le temps du chevauchement entre l'achat et la vente — puis se rembourse d'un coup chez le notaire, à même le produit de la vente. Condition clé chez la plupart des prêteurs : une vente FERME (promesse acceptée, conditions levées). Le coût : intérêt au préférentiel + 2 à 3 points, plus des frais d'ouverture. À titre d'exemple, relayer 100 000 $ pendant 60 jours à ~8 % coûte environ 1 650 $ tout compris — le prix de la tranquillité entre deux adresses.
La mécanique : trois dates, un pont
Le scénario classique : vous vendez votre propriété et en achetez une autre — mais le notaire de votre vente passe quelques semaines après celui de votre achat. Votre mise de fonds existe bel et bien… dans une maison qui ne sera payée qu'à la fin du mois. Tout tient en trois dates. Date 1 : le notaire de votre achat — il faut la mise de fonds ce jour-là. Date 2 : le notaire de votre vente — l'argent arrive ce jour-là. Le relais couvre l'écart : le prêteur avance, en prêt court terme, l'équité nette de votre propriété actuelle (prix de vente ferme, moins le solde hypothécaire à rembourser, moins les frais de courtage).
À la date 2, le produit de la vente rembourse le relais d'un coup, intérêts compris. Pas de mensualités : quelques semaines d'intérêts au taux préférentiel majoré d'environ 2 à 3 points, des frais d'ouverture — souvent entre 250 $ et 500 $ — et c'est réglé. À titre d'exemple : relayer 100 000 $ (la mise de 20 % sur une propriété de 500 000 $) pendant 60 jours à 8 % coûte environ 1 315 $ d'intérêts — autour de 1 650 $ tout compris. Le prix de la tranquillité entre deux adresses.
Outil interactif
Le coût de votre chevauchement, en 20 secondes
Entrez le montant à relayer et la durée entre vos deux notaires : le calculateur donne le coût total, et par jour.
Intérêt simple sur la durée saisie. À titre indicatif — le taux et les frais varient selon les prêteurs ; certains exigent que le prêt de la nouvelle propriété soit chez eux.
La condition que tout le monde découvre trop tard : la vente ferme
Chez la plupart des prêteurs bancaires, le relais n'est accordé que si votre vente est ferme : promesse d'achat acceptée et conditions levées — financement de l'acheteur confirmé, inspection passée. La logique est simple : le prêteur avance de l'argent contre un remboursement certain, pas contre un espoir de vente. Concrètement, cela dicte l'ordre des opérations : idéalement, on synchronise les promesses pour que la vente devienne ferme avant de lever les conditions sur l'achat. Sans vente ferme, le relais bancaire classique tombe — et l'on bascule dans des solutions alternatives ou privées, où les taux montent vite.
Rappel important : le relais couvre la mise de fonds, pas la qualification — vous devez toujours vous qualifier pour le nouveau prêt, parfois en portant les deux propriétés quelques semaines sur papier. Le montant relayé se limite par ailleurs à votre équité nette : le relais ne « crée » pas de capital, il le déplace dans le temps.
Si le relais ne passe pas : les plans B, du moins cher au plus cher
Vendre d'abord, occuper plus tard. Négocier une date d'occupation tardive avec votre acheteur vous donne le temps d'acheter l'esprit tranquille — la solution la plus économique, quand l'acheteur accepte. L'offre conditionnelle à la vente. Protectrice, mais elle affaiblit votre offre dans un marché actif — à doser avec votre courtier immobilier selon le rapport de force du moment. La marge hypothécaire, ouverte AVANT de vendre. Une marge sur votre propriété actuelle, mise en place pendant que vous en êtes encore propriétaire « stable », peut servir de mise de fonds temporaire — elle se planifie des mois d'avance. Le financement privé court. Sans vente ferme, dernier recours : taux et frais nettement plus élevés — voyez Prêteurs alternatifs.
Choisir entre relais, marge et conditions d'offre, puis synchroniser deux notaires et deux financements : c'est un jeu d'horloger — exactement ce qu'un bon courtier hypothécaire orchestre avec vous avant que les dates ne soient signées. Pour les frais du jour J (taxe de mutation, notaire), voyez aussi Frais de clôture par province.
Questions fréquentes
Qu'est-ce qu'un prêt-relais (financement provisoire) ?
Un prêt court terme qui avance la mise de fonds immobilisée dans votre propriété actuelle, pour vous permettre de payer la nouvelle avant d'avoir encaissé la vente. Il se rembourse d'un coup, chez le notaire, à même le produit de la vente — durée typique de quelques jours à trois mois.
Combien coûte un prêt-relais ?
L'intérêt court au taux préférentiel majoré d'environ 2 à 3 points, plus des frais d'ouverture souvent de 250 $ à 500 $. À titre d'exemple, relayer 100 000 $ pendant 60 jours à 8 % coûte environ 1 315 $ d'intérêts, soit autour de 1 650 $ tout compris.
Faut-il que ma maison soit déjà vendue pour obtenir un relais ?
Chez la plupart des prêteurs bancaires, oui : il faut une vente FERME — promesse d'achat acceptée et conditions levées (financement, inspection). Sans vente ferme, le relais classique est refusé ; il reste alors des solutions alternatives ou privées, nettement plus chères, à encadrer prudemment.
Quelles sont les alternatives au prêt-relais ?
L'offre conditionnelle à la vente de votre propriété (moins compétitive en marché actif) ; vendre d'abord et négocier une date d'occupation tardive ; une marge hypothécaire mise en place AVANT de vendre ; ou, à défaut de vente ferme, un financement privé court — le plan B le plus cher. Le bon choix dépend du marché et de votre tolérance au risque.
Les taux de relais cités sont des ordres de grandeur qui varient selon les prêteurs : validez votre cas avec un professionnel licencié.
Pour aller plus loin
Vous achetez et vendez en même temps ?
Synchroniser deux notaires et deux financements se planifie avant de signer les dates. Payotte vérifie un seul courtier hypothécaire par secteur, sur des faits — pas sur un budget publicitaire.
Trouver le courtier vérifié de mon secteur